Le site officiel
Blogging

› Voir tous les billets du blog

Les réflexions d'un élu engagé au service de sa ville et de son territoire

Un an de présidence « Macron » au filtre de mes convictions

Publication : 23/04/2018  |  10:36  |  Auteur : Webmaster

Cela fera bientôt un an – c’était le Dimanche 7 Mai 2017. Ce jour-là, Emmanuel Macron devenait Président de la République après une élection présidentielle complètement inédite (primaires à droite et à gauche, état d’urgence, Président sortant ne se représentant pas….).

J’ai fait partie des innombrables qui n’ont pas vu venir l’élection d’Emmanuel Macron.

Par manque de lucidité politique sur les basculements en cours.

Par refus d’un opportunisme trop facile lorsque le vent se leva de son côté.

J’ai donc voté et fait campagne pour Alain Juppé, qui incarne bien ma sensibilité de Centre Droit, au 1er et au 2ème tour de la primaire de la Droite et du Centre.

Fidèle à la logique de la Primaire, j’ai voté pour François Fillon au 1er tour de la Présidentielle.

Naturellement, j’ai voté pour Emmanuel Macron au 2ème tour lorsqu’il était opposé à Marine Le Pen.

Fidèle à l’alliance LR-UDI, j’ai ensuite été battu aux Législatives par le candidat investi par "En Marche" dans ma circonscription.

L’avantage de tenir un blog hebdomadaire, c’est que, si on respecte son intégrité, il constitue des archives très efficaces pour tracer l’évolution de son positionnement politique dans ces temps troublés que fut la campagne Présidentielle.

La relecture de ma chronique du 6 mars 2017 – moins de deux mois avant le premier tour de la Présidentielle - est, à cet égard, très éclairante ("Programme Emmanuel Macron : J’ai lu et j’ai pas cru" : lire http://jeandionis.com/blog/programme-emmanuel-macron-j-ai-luet-je-n-ai-pas-cru).

Bref, je n’ai pas voulu, puis pas su « prendre le train Macron ». Plus précisément, c’est même largement à cause de lui, que je perds les législatives. « Resté à quai », j’ai, par contre, gardé ma liberté totale de jugement sur son action présidentielle. En effet, je ne dois rien au Président. C’est donc avec un regard libre – presque détaché – que je me suis efforcé de passer sa première année présidentielle au filtre de mes convictions.

Soyons directs. Sur le triptyque central pour les centristes : Europe (et place de la France dans le Monde), libéralisme et réformes, Emmanuel Macron a fait depuis un an la politique de nos convictions et s’il faut être encore plus clair, je n’ai aucun problème à approuver la réforme du code du travail, et - à titre d’exemple – les difficiles réformes de la SNCF et de l’accès à l’Université.

Emmanuel Macron m’a-t-il surpris ? Clairement oui ! J’étais réticent devant l’ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée et l’ancien ministre du Président Hollande. Je reconnais que, pour cette première année, non seulement Emmanuel Macron a été à la hauteur de la fonction éminemment complexe que lui ont confiée les français, mais que son action politique correspond à l’essentiel de mes convictions politiques de centriste et, de façon plus idéologique, de démocrate-chrétien.

Disons le plus crûment et avec un zeste d’humour en appelant à la rescousse Jean d’Ormesson.

Celui-ci, le 19/04/2017, disait avec malice : “Entre l’électeur de droite et l’électeur de gauche qui votent pour MACRON, l’un des deux sera, forcément, cocu. Mais toute l’intelligence de MACRON est de faire croire que ce sera l’autre et inversement ».

A l’heure du bilan de la première année présidentielle, j’ai l’impression que le cocu est plutôt l’électeur de gauche qui a voté pour lui. Mais me direz-vous, c’est son problème.

Est-ce que pour cela, je retrouve toutes mes convictions dans l’action présidentielle ? Ma liberté, chèrement payée, me permet de dire clairement que non.

Je trouve l’action présidentielle maladroitement centralisatrice et brouillonne en ce qui concerne les relations entre l’Etat et les collectivités locales : Suppression de la taxe d’habitation, contractualisation « forcée » entre l’Etat et les collectivités locales, politique du logement, dans ce domaine, ça gronde et ça râle dans nos territoires…

J’espère que la deuxième année du mandat présidentiel sera celle d’un choix politique majeur, à savoir celle d’une nouvelle avancée, audacieuse, « Girondine » qui permettra à nos territoires de respirer.

Enfin, et c’est plus lourd de conséquences, j’appelle de mes vœux une inflexion de la politique fiscale et sociale du gouvernement vers les classes moyennes et populaires. On ne peut pas avoir, comme seule politique fiscale, une addition de gestes significatifs vers les plus riches de nos concitoyens avec comme justification qu’ils seraient mobiles, ce qui est vrai, par ailleurs.

Résumons-nous.

Un an après son élection, j’approuve l’essentiel de l’action présidentielle, librement, et non sans réserves, précisées ci-dessus

De plus, l’Homme « Emmanuel Macron » m’a surpris positivement par son courage, sa culture, sa détermination à faire avancer notre pays compliqué et souvent bloqué.

Alors, me direz-vous en me taquinant : «  Jean, tu te mets « En Marche » avec un soupçon de retard au démarrage ? »

Ça, c’est une autre histoire, une histoire de partis politiques, une histoire de démocratie.

Puisque cette chronique parle du filtre de mes convictions, s’il en est bien une que j’ai chevillé au corps, c’est bien la démocratie, le pouvoir au Peuple, une femme, un homme en valant une autre, un autre…

Bref, cela mérite une deuxième chronique

A la semaine prochaine !

Tags
Réagir à cet article

Filtered HTML

  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Tags HTML autorisés : <a> <em> <strong> <blockquote> <ul> <ol> <li> <p> <br>
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.