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Les réflexions d'un élu engagé au service de sa ville et de son territoire

Note de Lecture : Edouard Philippe "Des hommes qui lisent "

Publication : 23/10/2017  |  09:53  |  Auteur : Webmaster

Je viens de terminer la lecture  « des hommes qui lisent », le livre de notre actuel Premier Ministre, Edouard Philippe.

Pourquoi l’ai-je lu ?, pourquoi l’ai-je choisi au milieu de plusieurs autres, qui encombrent ma table de nuit, lieu de convergence toujours encombré  d’un processus mystérieux de prescription, puis de sélection des livres que je lis ?

Je l’ai d’abord lu pour faire connaissance avec Edouard Philippe, différemment que par BFMTV, twitter, Wikipédia, différemment qu’à l’occasion du congrès des Communautés de France où il est venu « plancher » devant mes pairs. J’avais envie de savoir d’où nous venait ce premier ministre atypique, juppéiste comme moi, qui avait suivi Macron alors que je ne l’avais pas fait. Je savais qu’il avait été un très bon maire du Havre. Un très bon maire, cela ne fait pas forcément un bon premier ministre, l’exemple de Jean-Marc Ayrault est là pour nous le rappeler. Mais au moins, un très bon Maire connait son territoire et les gens qui l’animent. Mieux encore, un très bon Maire aime son territoire et les gens qui y vivent. Et à Paris, ça ne peut pas faire de mal…..

« Des hommes qui lisent » remplit bien cette fonction initiatique par rapport à son auteur. Largement autobiographique, ce livre nous présente avec pudeur et finesse la filiation dans laquelle s’inscrit Edouard Philippe, avec notamment des pages magnifiques sur Patrick Philippe, son père ainsi que sur sa Normandie natale. Son parcours politique, finalement assez représentatif de la génération  1970, d’abord à gauche ou plus exactement à la « deuxième » gauche de Michel Rocard puis à l’UMP d’Alain Juppé et maintenant Premier Ministre d’Emmanuel Macron est maintenant plus clair pour moi et pour être honnête, n’est pas sans faire écho, par moments,  à mon propre cheminement.

Je regrette par contre que le livre soit silencieux sur les années  Areva d’Édouard Philippe  (2007-2010)  où il officiait en tant que directeur des affaires publiques du groupe Nucléaire français. J’aurais aimé qu’il nous y dise ses convictions en matière d’écologie, de nucléaire, de transition énergétique y compris s’il lui avait fallu boxer sur la défensive. Dommage…

La boxe, justement… mais que diable, ce fils de profs, allait-il faire dans cette galère où il faut « avoir faim » pour endurer les coups ? Le livre garde entier ce mystère qu’un direct pris en cours de récréation n’arrive pas à dissiper. Mais, c’est un fait, notre premier ministre est un boxeur. Or, comme le disent les Anglais, « you play football or rugby, but when it comes to boxing, you just fight” (on joue au rugby ou au football, mais au moment de boxer, il faut se battre).   Je crois que nous allons découvrir qu’Edouard Philippe saura se battre quand il le faudra.

Restent  les livres ……ou plutôt les hommes qui lisent. C’est la deuxième raison cachée qui m’a poussé vers ce livre. Il allait me parler d’Edouard Philippe, homme de culture et de lecture….et de moi, puisque je lis. Je lis mal, d’une lecture émiettée presque fracassée, avec les yeux lourds d’un élu local en fin de journée. Mais enfin, je lis….plusieurs dizaines de livres par an. Pour répondre à la question pleine de méfiance et de lucidité du père d’Edouard Philippe  « Vous lisez ? Vous lisez vraiment ? »     

Edouard Philippe plaide efficacement la cause du livre. Celle du livre, véritable nourriture spirituelle, qui permet de vraies rencontres, de vrais voyages… et donc de vrais changements. Son plaidoyer pour la lecture, comme véritable hygiène de vie, aussi importante que le sport, pour tous les esclaves du court–terme ( élus, professionnels, etc……), pour tous ceux qui, comme moi, ont des conduites  addictives aux SMS et autres tweets est solide.

Les maires y trouveront, comme je l’ai fait, une belle matière pour moderniser leur politique publique de la lecture par l’évènementiel, par l’audiovisuel, … bref pour amener, à la lecture. Tous les coups sont permis.

Dommage qu’il ne nous dise pas comment il fait, lui, pour lire maintenant qu’il fait ce boulot de dingue qu’est d’être premier ministre sous la Vème République, c'est-à-dire là où tout remonte, drames et broutilles constamment mêlés… Lit-il le matin, comme les moines, pendant les voyages ou la nuit… Son livre ne le dit pas.

Il y a par contre un superbe chapitre sur le livre comme cadeau. J’y ai appris que nous avions un ami commun : le maire de Deauville, Philippe Augier et que celui-ci avait comme habitude lorsqu’il faisait un diner d’amis de mettre dans chacune des assiettes  de ces convives un livre différent comme cadeau personnalisé. Belle trouvaille… car offrir un livre, plus qu’aucun autre cadeau, oblige à se projeter vers l’Autre, ses passions et ses attentes.

Merci à notre Premier ministre de nous avoir rappelés à quel point les livres que nous avons (bien) lu nous ont construits. Pour moi, bien sûr, des Evangiles à l’Identité de la France de Fernand Braudel, de l’Amour et l’Occident de Denis de Rougemont à l’immense littérature Russe, du « C’était de Gaulle de Peyrefitte » à l’Henri IV de Bayrou… et tant d’autres encore.

Finalement,  puisqu’on ne peut pas faire comme si les réseaux sociaux n’existaient pas.

« Des hommes qui lisent », j’aime …..et vous le recommande.

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