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Les réflexions d'un élu engagé au service de sa ville et de son territoire

Pourquoi j’ai écrit « Agen au Cœur » ?

Publication : 04/03/2019  |  10:48  |  Auteur : Jean Dionis

Jeudi dernier, j’ai eu le bonheur de pouvoir rassembler une partie de mes bons amis et de les inviter à la sortie de l’imprimerie de mon premier livre, « Agen au Cœur ».

« Jean, toi, un livre ? Mais tu n’avais donc « pas assez à faire » ? Vraiment que diable allais-tu faire dans cette galère ? » Vous avez été nombreux à me poser ces questions d’autant plus pertinentes que l’exercice m’a pris deux ans…

Remarque d’autant plus pertinente que la vie et l’emploi du temps d’un maire et président d’agglomération sont, non seulement bien remplis mais sont émiettés, hachés et laissent peu de place aux longues plages horaires isolées, abritées des perturbations extérieures et donc propices à la concentration et à la création de qualité.

La réalité est donc que j’ai mal écrit ce livre. J’aurai pu sans doute faire mieux, si dans un monde idéal, je l’avais écrit au calme avec du temps devant moi mais il est là. Et, c’est déjà un de ses premiers grands mérites.

Il n’aurait pas vu le jour sans le catalyseur que fut Michel Gardère, journaliste et romancier. Il me convainquit que l’option du livre, entretien avec un professionnel qui vous « renvoie la balle » était pour moi la bonne : plus vivante, moins exigeante au niveau de la forme, de la langue…Bref, il sut me convaincre.

Pas de livre non plus sans la volonté de Chantal Berbiguié, ma collaboratrice de cabinet. C’est elle qui trouva bénévolement les interstices, les petits bouts de fin de journée, les restes de week-end pour que ce chantier démarre, se développe et enfin se termine. Pour ce livre, elle fit bien d’autres choses encore et le miracle se produit. Le livre, mon livre, est là.

Après avoir levé les obstacles majeurs de la logistique, restait l’essentiel. La matière, le contenu et en final le message. Très vite, j’aperçois la nécessité de faire des choix pour garder ce témoignage vivant. Je décide alors de me concentrer sur la période allant de mon arrivée dans la vie publique agenaise en 1989  à nos jours et sur notre meilleur sujet, Agen !

En y réfléchissant bien, la décision de rédiger ce livre a été emportée par deux arguments : d’abord celui du plaisir narcissique d’écrire, de jouer avec les mots, bref de jouer de notre belle langue française comme on s’amuse d’un instrument de musique et enfin et surtout le désir d’apporter un témoignage de première main à notre histoire locale convaincu que je suis, qu’il n’y a de Grande Histoire que consolidée à partir de matériaux fournis par les territoires et les femmes et les hommes de la France du quotidien.

Oui, se faire plaisir d’abord. Faire un livre, encore plus que lire un livre, c’est faire un voyage, un long voyage (2 ans …..) et dans ce voyage, la langue et la littérature tiennent bien sûr une place centrale. Un exemple ? Celle ou celui qui ne s’amuse pas en cherchant les bons adjectifs dans cette relation si spéciale qu’Agen entretient avec Garonne (tiens, le français d’Agen a supprimé l’article pour l’appeler par son prénom) n’a rien à faire sur les routes du voyage que représente la rédaction d’un livre sur Agen. Pour moi, cela tombait bien, j’aime notre langue française, et toutes les déclinaisons qu’elle permet : sa formidable littérature, mais aussi l’art oratoire.

Et ensuite, vouloir apporter sa brique au chantier infini qu’est la rédaction de l’histoire d’une ville et à fortiori d’un pays. Il y a plus de trente ans, j’ai lu un livre qui m’a donné des convictions dans ce domaine. Ce livre référence est « L’identité de la France » de Fernand Braudel. Dans cet ouvrage, il affirme que la Grande Histoire de France ne doit être faite qu’en partant des « petites » histoires de nos villes et territoires avec l’aide de sciences humaines aussi diverses que la géographie, l’économie, la sociologie. Encore faut-il les écrire ces histoires de nos villes et de nos territoires ! Et j’ai pensé que le témoignage, engagé depuis plus de trente ans, de l’acteur local que je suis à Agen pouvait être utile.

D’autant plus que l’histoire d’Agen entre 1989 et 2019, c’est une belle histoire qui doit nous rendre optimiste pour les années à venir. J’aime à citer le dialogue que j’avais avec mon père dans les années 1980 : « Jean, me disait-il, pour Agen, c’est foutu. Tous les choix sont faits pour Bordeaux et Toulouse. On va voir émerger les deux métropoles. Un point c’est tout. Il y aurait pu y avoir un autre chemin autour du réseau de la vingtaine de villes moyennes du sud-ouest de la France. Ce chemin n’a pas été pris. C’est maintenant trop tard ».

Il avait raison pour l’explosion de Bordeaux et Toulouse.

Il avait tort pour Agen.

Agen, sur cette période, s’est fait sa place au soleil du 21ème siècle. Avec son agglomération de 100 000 habitants. Avec son centre-ville et ses quartiers qui relèvent la tête. Avec son économie dynamique (agroalimentaire, pharmacie, logistique, numérique…). Avec l’Enap en plein développement, avec son antenne universitaire qui accueille cette année ses premiers étudiants en médecine,  avec le 48ème RT.

Cette belle histoire d’Agen de 1989-2019 qui d’abord s’accroche puis se développe me rend foncièrement optimiste pour la période des années 2020-2030.

Si vous vous intéressez à Agen, faites-moi plaisir. Lisez mon « Agen au cœur ».

Pour cela, je vous invite samedi 9 mars de 16 h à 18 h, bien sûr à la librairie Martin-Delbert en centre-ville. Je vous y dédicacerai mon livre et nous parlerons ensemble.

Avec « Agen au Cœur »,

A samedi, puis bonne lecture,…vos réactions de lecteur me seront infiniment précieuses.

 

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