Monsieur Le président de l’Agglomération, Cher Olivier, (ça fait plaisir de dire cela !)
Monsieur le Maire honoraire et emblématique de Moirax, cher Henri et cher voisin,
Madame la présidente du groupe « Agen au cœur », chère Clémence
Chers amis de l’aventure « Agen au cœur » et bienvenue à vos compagnes et enfants ,(Chez les Dionis, on ne sera jamais « No kids »),
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Bienvenue à Beauregard,
Bienvenue chez les Dionis et ce sont aujourd’hui Marie-Agnès, mon épouse, Paul, Vincent et Luc , nos fils, mais aussi nos petits-enfants, Anouk et Jules et pour finir moi-même qui sommes heureux de vous accueillir dans ce qui est notre maison familiale depuis 1959 (j’avais 3 ans).
Mon père, arboriculteur, y avait fait grandir tout autour un magnifique verger de poires aujourd’hui disparu et avec ma mère, professeur de philosophie, ils ont eu l’audace de retaper une ancienne maison de maître, passablement délabrée. Cette maison a une histoire de relais de halage pour les équipages (hommes et chevaux) empruntant le chemin de halage, longeant le fleuve, à l’époque mieux entretenu que nos terrains de Golf, pour tirer les gabarres jusqu’à Toulouse.
Prenez le temps de vous balader sur le site ! Il vaut d’abord par Garonne et par ses arbres.
Garonne d’abord : comme je vous le disais, c’est la raison d’être de cette maison. Allez sur la terrasse, regardez le fleuve magnifique au milieu de cette explosion de vie qu’est le printemps.
En face, Passeligne.
Au Nord l’Ermitage et à ses pieds la Ville d’Agen.
Au Sud, Boé, rive droite et Moirax, rive gauche !
Ici, on se réveille, chaque jour, en ouvrant les volets et en se demandant : « Comment va Garonne ? ». Pour les plus courageux, vous pouvez prendre le chemin de poste et descendre voir Garonne de près. Prudence, svp, pour les parents d’enfants et leurs enfants. On ne s’approche pas de Garonne au Printemps !
Les arbres, après : Ici, les arbres sont rois. 3 allées de cèdres vous accueillent dont l’allée centrale qui en compte plus de 80. Ils ont été plantés par l’Amiral de Fourcroy, il y a plus de 170 ans. Inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, mais obstacles à l’aviation civile, ils n’ont pas cessé d’être objets de polémiques. J’y ai pris ma part, bien sûr. On fait ce qu’il faut faire pour garantir la sécurité de nos pilotes et passagers et après, priorité à la beauté !!!!! Là encore, baladez-vous sous l’allée, puis dans la Garenne et enfin dans la descente en Garonne !
Les arbres sont bienveillants. Ils vous rappellent gentiment que d’ordinaire, ils vivent plus longtemps que vous. Ce sont des géants à la peau dure. Ils nous ont vus arriver. Ils nous verront partir. Ils ne sont pas pressés, nous, non plus.
Vous recevoir chez nous, c’est une façon de vous ouvrir les portes de la famille et de vous dire notre souhait de rester amis pour celles et ceux qui le sont déjà et de le devenir pour tous les autres. Tout simplement, parce que comme je vous le disais en fin de campagne : « Je vous aime bien ! »
Nous, les Dionis, aujourd’hui nous voulons dire à chacune et à chacun d’entre vous, un merci personnel pour votre engagement citoyen dans notre campagne des municipales 2026 d’Agen.
Aujourd’hui nous clôturons ensemble une très belle campagne faite ensemble activement pendant 3 mois de janvier 2026 à Mars 2026.
Jusqu’au bout, nous ferons les choses bien et je vous demande d’applaudir, celles et ceux d’entre nous, Valérie, notre directrice de campagne, Jean-Paul, Théo, et toute notre commission des finances, Alain, Max, Arlette, Chantal qui veille à ce que nos comptes soient irréprochables.
Je suis d’ailleurs chargé de dire aux candidats financeurs qui ont touché un premier chèque correspondant à notre excédent de campagne, qu’il est urgent de l’encaisser, et qu’ils en toucheront un autre, sans doute fin décembre 2026 qui correspondra à l’aide publique de l’Etat aux listes ayant fait plus de 5%, ce qui est notre cas. Nous ciblons un remboursement global de 80 % des avances faites, ce qui serait une belle performance.
Mais au-delà de la performance administrative, nous avons mené une belle campagne, porté par une belle équipe pour un beau projet. Soyez convaincus de cela !
Mais Jean, me direz-vous, atterris ! on a perdu !!!! C’est vrai. Et je vais y revenir dans la deuxième partie de mon intervention. Mais, en attendant, nous pouvons être fiers d’avoir fait une campagne fidèle à nos convictions, propre et surtout sans compromissions ni avec l’extrême droite, ni avec personne d’autre. « Mieux vaut perdre une élection que perdre son âme ! ». Ce n’a pas été le choix de la liste de gauche, compromise avec LFI. Je crains qu’Agen n’en paie le prix.
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Je veux ensuite vous transmettre l’expérience d’un militant politique et d’un élu local qui a passé sa vie à gagner, à perdre et à regagner.
Pour la partager avec vous, je sais que la période actuelle a été douloureuse pour chacune et chacun d’entre vous et plus que jamais, nous devons être fraternels les uns envers les autres pendant cette période de cicatrisation de nos blessures.
Mais aujourd’hui, je veux aussi être optimiste. Optimiste, pas de manière béate, mais optimiste parce que j’ai un parcours personnel où j’ai souvent gagné, puis perdu et enfin regagné.
Ce chemin du rebond victorieux emprunte nécessairement certaines étapes incontournables.
- D’abord, poser le diagnostic le plus sérieux possible sur notre défaite. J’ai mis en ligne ma contribution forcément contestable, forcément partielle. Je vous invite à faire ce travail collectif à partir des données dont nous disposons (le sondage de La dépêche, les résultats du premier et du deuxième tour), mais aussi et surtout vos échanges et perceptions personnels.
- Ensuite, rester en contact, nous les membres de la liste « Agen au cœur » et si possible rester et devenir amis, comme je vous le proposais ci-dessus. J’ai entendu parler d’un projet d’association pour réunir tous nos sympathisants. Je trouve que c’est une très bonne idée.
- Enfin, travailler, encore travailler, toujours travailler ….l’opinion publique écoute beaucoup plus l’opposition que celle-ci ne le croit. Vous rentrez forcément dans une longue période austère, où l’humilité est impérative. Mais ne commettez pas l’erreur de penser que vous êtes isolés. L’état de grâce de Laurent Bruneau sera très court. Quant à nous, quant à vous, je nous suggère d’avoir comme ligne de conduite de travailler dur là où les électeurs nous ont placés.
A l’Agglo, les électeurs nous ont placés en tant que membres de la majorité communautaire qui a élu Olivier Grima, Président de notre Agglomération, c’est-à-dire en situation de gestion et de responsabilité autour d’Olivier Grima. Les conseillers communautaires ont entendu les critiques portées sur la partie la plus faible du programme de Laurent Bruneau, à savoir son projet d’Agglomération. En élisant Olivier Grima comme Président D’Agglomération, ils ont, de manière décisive, rééquilibré le projet territorial Agenais.
Je veux ici saluer Olivier Grima et sa magnifique victoire qui va permettre un vrai développement territorial sur les compétences de l’AGGLO. A nous d’être actifs, force de proposition, soutien loyal à Olivier et à son équipe. Soyez sans crainte : Olivier prendra soin de sa majorité.
A la Mairie, c’est toute autre chose. Les électeurs ont fait de nous, de vous plus précisément, des opposants. C’est un rôle modeste par rapport à celui de l’exécutif. C’est néanmoins un rôle important de contre-pouvoir sur lequel il est important d’avoir les idées claires.
Entendons-nous bien. Comme l’a dit de manière forte et élégante F. BAYROU après sa défaite à Pau, « on ne peut pas trouver belle la démocratie lorsqu’on gagne et ne pas la saluer lorsqu’on perd ». J’ai et vous avez donc salué et félicité démocratiquement et respectueusement le nouveau Maire d’Agen, Laurent Bruneau. Et réciproquement, on peut dire avec fierté que la transition démocratique à Agen s’est faite proprement. Il n’y a pas eu, chez nous, ces scènes laides et indignes où les maires battus sont partis sous les insultes…Tant mieux et merci à tous, y compris à la nouvelle majorité municipale.
Oui, je suis et nous sommes profondément démocrates. Pas uniquement par pragmatisme cynique un peu churchillien, du genre «la démocratie, le pire des systèmes à l’exception de tous les autres ». Non, nous sommes démocrates positivement parce que la démocratie donne le même poids politique à chaque homme, à chaque femme », incarnant de manière magnifique la promesse républicaine d’égalité et en prolongement de la dignité irréductible de chaque homme ou de chaque femme, proclamée par les grandes spiritualités de notre pays.
Cela dit, la démocratie ne produit jamais que de la légitimité (et c’est essentiel) et non pas de la vérité ou de la pertinence. Par nos procédures démocratiques, Laurent Bruneau et Olivier Grima sont devenus respectivement pour Laurent Bruneau, le maire légitime d’Agen et pour Olivier Grima, le président légitime de l’Agglomération.
Légitimes, ils méritent et l’un et l’autre qu’on leur donne leur chance d’agir et un peu de temps pour se mettre en place. Nous les jugerons sur leurs résultats.
Cela n’enlève en rien aux critiques de fond que nous avons portées contre le programme de Laurent Bruneau. C’est maintenant à l’opposition « Agen au cœur » de les faire vivre au regard de la gouvernance municipale que produira Laurent BruneauSoutenons le Maire d’Agen, ainsi que toute la communauté musulmane de l’Agenais et notamment son président Messaoud Settati, lorsqu’ils sont lâchement et scandaleusement menacés. Soutenez ce qui doit être soutenu dans les propositions de l’exécutif. Mais, l’opposition n’a d’utilité que contre-pouvoir dénonçant sans relâche les fautes et les manquements du pouvoir exécutif.
Faites le de manière carrée et forte.
Dénoncez notamment le mensonge, cette drogue douce à laquelle la majorité municipale aura beaucoup de mal à résister à ce que je peux préjuger à partir de leurs débuts, notamment en ce qui concerne les finances municipales et les quartiers.
A ce titre, Je veux saluer vos débuts en tant qu’opposition « Agen au cœur » et votre capitaine, Clémence. Je vous lis. Je vous écoute. Je vous ai trouvés efficaces, audibles en tant que chœur polyphonique. Bravo aux seniors : clémence, Thomas, Mohamed, Baya, mais bravo, aussi aux juniors : Claire, Catherine, et Louis !
Bref, vous devez vous installer comme le véritable contre-pouvoir de cette municipalité et ce ne sera pas facile dans un contexte de deux groupes d’opposition avec un Rassemblement National, systématiquement dans la surenchère populiste.
Enfin, le chemin qui part de la défaite et qui va jusqu’à la reconquête passe obligatoirement par la préparation des prochaines échéances :
- 2026 : Élection des conseils de quartier. La tentation sera forte pour la municipalité actuelle de vider de son sens le dispositif actuel, qui a été une avancée démocratique et de qualité de gestion considérable (élections au suffrage universel, budget autonome…) et de le remplacer par un dispositif de cooptation clientéliste sans autonomie financière. Vous devez à mon avis ne rien lâcher dans ce combat.
- 2027 : Election présidentielle : Election à hauts risques et décisive pour la France. J’y reviendrai dans ma conclusion. Vous ne pourrez pas et vous ne devez pas en n’être que des spectateurs. Vous devez anticiper la difficulté de cette période pour notre bloc central fragmenté. Nous en reparlerons ensemble. Ce sera aussi une année à très haute tension pour la majorité actuelle qui va commencer à payer le prix de sa compromission avec LFI et Jean-Luc Mélenchon.
- 2028 : Elections au conseil départemental et régional avec des opportunités pour les plus politiques d’entre vous et les leaders de votre groupe « Agen au cœur ».
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Je vous ai fait parvenir par notre groupe Whatsapp « Agen au cœur » ma contribution personnelle au diagnostic collectif de notre défaite dont je vous ai dit l’importance, à mon humble avis.
Elle pointe le dégagisme comme une des raisons majeures de notre défaite.
« Jean Dionis va avoir 70 ans. Il a été maire pendant 18 ans. Nous l’avons assez vu. Qu’il dégage ! ». L’argument dégagiste a fonctionné et certaines personnalités nationales pensent qu’il n’y a rien à y faire.
Permettez-moi de vous lire le très beau message que m’a envoyé Jean-Louis Bourlanges , qui a été Président de la Commission des affaires étrangères à l’Assemblée Nationale :
« Cher Jean, ces élections n’ont pas été joyeuses mais ta défaite à Agen a été particulièrement cruelle, quand on sait la constance et le dévouement avec lesquels tu as servi les intérêts de tes concitoyens et ceux de la ville.
Louis XIV disait au Marechal de Villeroy, vaincu à Ramillies : “ A nos âges, on a cessé d’être heureux. “ Ce n’est jamais amusant de devoir lâcher prise, surtout en un moment de si grande alarme pour le pays, pour l’Europe et pour le monde, mais, quand le moment est venu, il le faut.
Ne crois surtout pas que la défaite soit sur le fond un désaveu de ton œuvre ou de ta personne. C’est simplement la marque de l’ingratitude des peuples qui n’hésitent pas à tourner la page quand le moment leur semble venu. Clemenceau, Churchill, de Gaulle, et même ce pauvre Jospin, combien de grands hommes ont été vaincus, dont on célèbre pourtant aujourd’hui la gloire ou la mémoire !
Il te faudra maintenant apprendre à vivre sans la politique. Ce n’est pas toujours facile, j’en sais quelque chose, mais ce n’est pas hors d’atteinte. Clemenceau que l’on interrogeait sur ce qu’il allait faire après son échec à la Présidence de la République, avait répondu : “ je vais vivre jusqu'à ma mort ” Mais cette part de vie qui nous reste à courir peut être agréable à la condition d’être sereine.
Je te souhaite cette sérénité qui vient de la juste conscience du devoir accompli.
Bon virage, vieil ami
Jean-Louis Bourlanges »
Et bien, pour une fois, je ne suis pas d’accord avec mon vieil ami Bourlanges .
Il faut s’arrêter, un moment, sur le dégagisme. Le dégagisme est une pulsion irrationnelle. Il est capital d’organiser, en face de lui, un débat contradictoire rationnel.
Nous n’y avons pas répondu correctement lors des dernières municipales. Nous avons répondu par la qualité de notre liste, de notre équipe et par la qualité de notre projet, qui étaient réelles. Mais dans une élection aussi personnalisée que les Municipales, il fallait affronter directement la confrontation des têtes de liste.
Nous aurions dû porter un dialogue du genre : « On dégage Dionis ? et on a qui ? Laurent Bruneau ? parfaitement inexpérimenté. Vous préférez être soigné par un médecin qui a 18 ans d’expérience ou par un médecin junior, à peine installé »
Bref, il fallait installer le débat expérience/ compétence contre nouveauté/fraîcheur. Nous n’avons pas su le faire.
Pensons un moment à la Présidentielle où le RN va nous vendre du dégagisme matin, midi et soir : « dégagez -moi toutes celles et tous ceux que nous avons trop vu, les Edouard Philippe, Gabriel Attal, Bruno Retailleau et mettez au pouvoir Bardella, qui, lui, est neuf et n’a jamais été essayé ». Et bien non ! trois fois non !!! je réclame le droit citoyen de réfléchir, de comparer, d’interroger : « qu’est-ce qu’il a fait, dans la vie, ce Bardella, pour le moment ? quel est son programme ? etc.) .
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Voilà, mes amis, ce que j’avais à cœur de vous dire, chez nous, aujourd’hui.
Merci à chacune et à chacun d’entre vous pour tout ce que vous avez donné de vous-même dans cette campagne des Municipales 2026 à Agen qui restera dans nos cœurs et nos mémoires.
Travaillez dur là où les électrices et les électeurs nous ont voulu : en responsabilité dans la majorité communautaire à l’Agglo, en opposants durs et justes à la mairie d’Agen. Les agenaises et les Agenais vont revenir vers vous beaucoup plus rapidement que vous ne le pensez
Tirez les leçons de notre défaite pour revenir meilleurs dès les prochains scrutins
Et moi ? je serai toujours des vôtres, à ma place, plus modeste mais à votre service, chaque fois que vous l’estimerez utile.
Bon appétit et bonne après-midi près de Garonne !Et rappelez-vous ! je vous aime bien, les amis .
Jean Dionis

