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Les réflexions d'un élu engagé au service de sa ville et de son territoire

Merci la digue, merci l’Agglo !

Publication : 23/02/2026  |  06:38  |  Auteur : Webmaster

Avec le retour, ce week-end, d’un temps sec et appelé à durer un peu, le Lot-et-Garonne sort progressivement de l’épisode de crues et de tempête qui l’a douloureusement secoué depuis plus de dix jours.

Nous, Lot-et-Garonnais, avons reçu de nombreux témoignages de solidarité, et bien entendu, merci à leurs auteurs. Cette sympathie active nous a fait du bien.

Mais l’heure est maintenant à la réflexion, et si possible ensuite à l’action.

En réalité, l’épisode que nous venons de connaître doit son caractère exceptionnel à la coïncidence d’une crue de la Garonne et de la tempête Nils.

La tempête Nils d’abord…

Le Lot-et-Garonne n’est pas une terre de vent. Nos paysages sont marqués par des moulins à eau, mais pratiquement jamais par des moulins à vent.

Nous ne nous sommes donc pas, traditionnellement, organisés et équipés pour faire face aux dégâts causés par des tempêtes de grand vent, dont les rafales ont dépassé les 130 km/h.

Fort logiquement, c’est d’abord la tempête qui nous a meurtris, en causant à nos routes, à nos arbres, à nos forêts, et par voie de conséquence à tous les chemins ruraux, routes communales et départementales, des dégâts considérables.

Il nous faut clairement mieux nous organiser dans ce domaine. L’urgence est bien sûr de rétablir la circulation automobile et de rétablir la distribution d’électricité.

En liaison avec les services de l’État, ceux du Département, nos pompiers, les agents d’ENEDIS et ceux d’Orange, je veux leur dire merci pour leur engagement sans faille pour cicatriser des blessures ultrasensibles, comme l’absence d’électricité ou d’Internet.

Mais cette gratitude très sincère n’empêche pas la lucidité.

Avec le changement climatique, il est probable que nous assistions à des phénomènes de tempête plus fréquents dans le futur, et nous devons clairement organiser nos secours énergétiques et de télécommunications sur le modèle de celui que nous appliquons pour les crues.

Et les crues, alors ? C’est une toute autre histoire.

L’histoire d’Agen, depuis près de deux millénaires, comme celle des communes de la vallée de la Garonne, se confond avec celle des grandes crues.

La couverture médiatique annonçant un département sous l’eau est trompeuse. La crue a surtout concerné le Lot et la Garonne jusqu’à la frontière girondine du département.

Alors, me direz-vous, pourquoi Agen et son agglomération ont-ils été relativement épargnés ?

D’abord, la différence entre la partie est du département, plutôt protégée, et la partie ouest, très sévèrement meurtrie par les dernières inondations, s’explique par des raisons géographiques. C’est en effet à Aiguillon que le Lot arrive, grossi de toutes les eaux du sud du Massif central.

Ce fut le cas il y a dix jours, avec un débit énorme sur le Lot et, mécaniquement, des crues en aval d’Aiguillon.

Mais si Agen est restée au sec pendant ces dix jours, c’est aussi grâce à son système de digues qui protège la ville et son agglomération.

C’est le moment de le dire clairement :

Merci la digue ! Sans elle, toutes les parties basses des deux villes d’Agen et du Passage auraient été inondées. En effet, le pic de cette crue de la Garonne a atteint 7,60 m, alors qu’à Agen les parties basses de la ville sont inondées à partir de 5,70 m.

Merci la digue, et merci à celles et ceux qui ont eu le courage de porter dans la durée le projet de sa construction. Je le dis d’autant plus librement qu’il s’agit de mes prédécesseurs et que je n’ai joué qu’un rôle mineur dans ce grand chantier qui s’est déroulé des années 1970 aux années 2010.

Oui, merci la digue pour nous avoir protégés, et merci l’Agglo, qui est le maître d’ouvrage de tous ces dispositifs hydrauliques, et qui a été constituée à partir des années 1960 en tant que syndicat intercommunal, avec pour vocation première justement de construire ces digues protectrices contre les inondations de la Garonne.

Enfin, notre gratitude doit nous apporter de la lucidité sur ce qu’il nous reste à faire :

D’abord, entretenir et maintenir ce que nous ont laissé nos anciens (digues, canaux…).

Ensuite, poursuivre les travaux de protection.

À Agen, il manque encore un tronçon : celui qui part de la digue sud de la plaine de Boé jusqu’au rond-point Saint-Jacques. Nous devons absolument le réaliser dans le mandat 2026-2032, alors que la fréquence des crues de la Garonne devrait augmenter dangereusement. C’est pour cela que notre liste Agen au Cœur en a fait son engagement n°35 (« Protéger Agen des crues de la Garonne »).

Merci la digue ! Elle a bien protégé notre agglomération.

Merci l’Agglo ! Elle a bien tenu son rôle de maître d’ouvrage en charge des enjeux de long terme.

Et vive l’Agglo, pour que ce souci du long terme et du durable nous habite en permanence !

Jean Dionis, maire d’Agen et président de l’agglomération d’Agen

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